
La Gambie a sur une carte l'aspect d'un doigt s'avançant dans le Sénégal. Ce petit état situé le long des rives du fleuve Gambie doit l'originalité de sa forme aux querelles qui ont opposé les puissance coloniales d'alors, la France et l'Angleterre.
A l'époque pré-coloniale, cette région faisait partie de l'empire commercial du Mali, qui connût son apogée entre le 13e et le 16e siècle. Les rois du Mali, qui entretenaient des relations jusqu'au Maghreb et jusqu'en Egypte, appréciaient l'Islam pour des raisons tant diplomatiques qu'économiques.
La présence britannique commença avec l'implantation d'une base militaire destinée à contrôler le commerce des esclaves. A l'embouchure du fleuve Gambie fut construit la ville de Bathurst, l'actuelle Banjul. Les frontières actuelles de ce pays de 475 kilomètres de long pour 25 et 50 kilomètres de large seulement, furent tracées en 1889 par les Britanniques et les Français.
La Gambie accède à l'indépendance en 1966. Après l'écrasement d'un coup d'état militaire avec l'aide du Sénégal, les deux pays forment en 1982 une fédération, la Sénégambie, qui est dissoute quelques années plus tard.
Bien que politiquement indépendante, la Gambie entretient des liens étroits avec le Sénégal. Les populations des deux pays appartiennent aux mêmes groupes éthniques : les Malinkes (Mandingues) et les Wolofs au centre du pays, les Peuls et les Sarakolés à l'Est, les Diolas à l'Ouest. Les deux territoires sont en majeure partie recouverts de savanes boisées.
En tant que membre du Commonwealth britannique, la Gambie occupe une position particulière dans l'Afrique orientale francophone, étroitement associée à la France. Son gouvernement entretient d'étroites relations avec le Nigéria et la Lybie. Comme celle de ses voisins, l'économie de la Gambie s'appuie essentiellement sur la production et l'exportation d'arachides. Les revenus du tourisme ont fortement diminué à la suite des récents troubles politiques survenus dans la région.