
Quand, en 1472, des marins portugais voguèrent vers le sud le long de la côte occidentale de l'Afrique, ils furent impressionnées par la forme particulière de l'embouchure du fleuve Como. Ils baptisèrent la baie « Gabao » - manteau à capuche - et c'est de là que vient le nom du Gabon.
Des recherches archéologiques plus récentes prouvent que des colonies villageoises existaient déjà sur le territoire du Gabon voici plus de 2 500 ans. On ne sait pas exactement quand les peuples bantous ont migré vers cette région car ils ne possédaient pas de culture écrite. C'est ainsi que, jusqu'à présent, on ne dispose que de peu de documents fiables sur l'histoire pré-coloniale de ce pays.
Depuis 1910, le Gabon, dont le territoire est traversé par l'équateur, faisait partie du territoire de la colonie française d'Afrique équatoriale. Jusque dans les années cinquante du vingtième siècle, les compagnies coloniales françaises purent exploiter ce pays riche en matières premières sans la moindre entrave. Même après l'indépendance, en 1960, les relations économiques du Gabon avec les marchés européens et les États-Unis sont restées plus étroites qu'avec ses voisins africains.
Depuis la fin des années soixante, on exploite du pétrole au Gabon et ce dernier fait partie des plus grands producteurs de manganèse. Ce pays dispose de vastes réserves de minerai de fer et d'uranium et il peut produire de l'énergie à partir du gaz naturel et de la force hydraulique. Avec son produit intérieur brut dont le taux de croissance dépasse les 5 %, le Gabon emploie également de plus en plus de travailleurs originaires des États voisins. L'essor économique lui a permis d'investir dans les infrastructures de transport et dans les secteurs de la santé et de l'éducation.
Le système scolaire reprend le modèle français, l'enseignement étant dispensé en français. L'abandon des langues autochtones et la christianisation ont entraîné une perte de culture nationale que les Gabonais déplorent de plus en plus.