
En Amérique Centrale, le Nicaragua a la réputation d'être la patrie des poètes, des artistes et des révolutionnaires. Cependant, une grande partie de son histoire du 20e siècle est marquée par l'oppression et la dictature. Quarante années durant, le Nicaragua fut sous le joug du clan Somoza. La famille avait monopolisé pratiquement tous les secteurs économiques productifs
et abandonné la population à son sort, c'est-à-dire à la pauvreté.
En 1961 l'opposition se réunissait sous la bannière du Front de Libération Nationale (FSLN) et réussissait à renverser Somoza en 1979, après des années de lutte sanglante. Un large rassemblement de forces libérales et démocratiques s'était constitué contre la dictature.
Mais le chaos économique et social régnait dans le pays. Le nouveau gouvernement s'efforçait d'améliorer les conditions de vie en zone rurale en organisant des campagnes d'alphabétisation et de santé publique. Mais la brève période de paix prit fin en 1981 déjà. Un groupe de guérilla - les "Contras" - hostile au gouvernement, entraîna à nouveau le Nicaragua dans une guerre civile. Les Etats-Unis soutenaient cette politique de déstabilisation parce que les Sandinistes entretenaient des relations étroites avec l'Union Soviétique et Cuba. L'aide accordée par les Etats-Unis fut suspendue et la situation économique se dégrada.
Les Sandinistes perdirent les élections de 1990 et remirent le pouvoir à un gouvernement de coalition plutôt conservateur, qui gagna à nouveau les élections de 1996 à une faible majorité. Le développement économique du pays souffre du poids des dettes extérieures élevées. De plus, l'ouragan Mitch a provoqué en novembre 1998 d'horribles ravages et causé la mort de plusieurs milliers de personnes.